Dans le cadre de l'été du Jardin du Luxembourg, découvrez à l'Orangerie du 17 au 28 juillet 2026, des expositions mettant à l'honneur des peintures, photographies, dessins et sculptures.

Exposition “Échappées” par l'artiste Anne Morgann

Anne Morgann n'obéit à aucune règle, ses créations sont instinctives. 

L'artiste aime le gris de l'hiver, les brumes nordiques et les flots qui se confondent avec le ciel. 

La couleur grise qu'elle affectionne repousse les limites traditionnelles de la vision pure et la sublime.

Anne Morgann se sert avec précision et délicatesse de la réserve de la toile pour apporter la lumière nécessaire sur les paysages.

Plutôt que d'exhiber la nature, le tableau crée un effet de nature en soi. Le spectateur se trouve devant un lieu imprécis et prend conscience du tableau dans une expérience picturale. 

Figuration et abstraction, authenticité et imaginaire ne font qu'un.

Une vraie belle découverte.

Exposition “SHINGISM — 浮世絵噺Ukiyo-e Banashi (L’ukiyo-e narratif)” par l'artiste SHINGIIIIII

Artiste japonais qui fusionne l’esthétique de l’ukiyo-e, incarnée par Hokusai, avec la vitalité de la nature hawaïenne où il vit, créant des paysages de paradis intemporels. Par une atmosphère douce héritée de la peinture à l’encre, un dessin minutieux et l’usage d’un or singulier, il unit la sensibilité japonaise et la lumière des tropiques.

Issu d’héritages japonais, irlandais et américain, il trouve à Hawaï un lieu où nature, êtres humains et cultures coexistent. Cet environnement est pour lui « un espace où revenir à soi ». Il s’abandonne à un temps simple et à une énergie libératrice, puisant là la force et la souplesse de sa création.

Dépassant les frontières culturelles, ses œuvres proposent une esthétique de l’harmonie et offrent une perspective empreinte d’émotion. À la croisée de la tradition et du contemporain, il poursuit une recherche qui relie l’humain au monde.

Exposition “Man Mélé !” par l'artiste Cécile Vernant

J’explore le territoire de mon enfance martiniquaise, portée par le sentiment de liberté totale de création inhérent à cette période fondatrice. J’utilise plusieurs médiums sans hiérarchie aucune pour tenter de faire ressentir l’immensité de cette petite géographie insulaire ô combien multidimensionnelle. Peintures, dessins, céramiques et photographies se côtoient dans une démarche dénuée d’explications bavardes et dialoguent en cadavres exquis. Je ne suis guidée que par l’instinct, l’écriture et le modelage automatiques, tels qu’ enseignés au lycée à Fort-de-France. Un processus brut, une boussole que j’ai gardés. “Man Mélé !” a plusieurs sens en créole. Pour ces quelques lignes, j’ai retenu : “Je suis envoutée !”. Je le serai toujours par les synesthésies que me provoque cette île. Île très justement surnommée “l’île des revenants” tant elle hante qui foule son sol.