Présentée sur les grilles du Jardin du Luxembourg, cette exposition réunit 80 photographies réalisées sur cinq continents qui font dialoguer l’impermanence des formes naturelles et la capacité d’adaptation des sociétés humaines.

Les paysages transitoires montrent la nature à l’œuvre — icebergs qui se fracturent, rivières glaciaires qui redessinent les deltas, dunes qui avancent, reliefs volcaniques, littoraux et îles façonnés par le temps. Les formes varient, les cycles perdurent.

En regard de ces métamorphoses, la résilience humaine s’exprime dans la diversité des cultures. Partout, gestes, pratiques et rites témoignent d’une continuité et d’une capacité d’évolution face aux pressions contemporaines — changements climatiques et démographiques, exode rural et raréfaction des ressources naturelles. Qu’elle procède d’un savoir-faire ancestral, d’une adaptation écologique ou d’une quête spirituelle, cette force se nourrit de la culture, de la transmission et de liens familiaux et communautaires resserrés.

Ces images n’appellent ni à l’exotisme ni au spectaculaire : elles témoignent d’usages, de savoirs et d’appartenances — souvent ancestraux — qui relient les êtres à leurs milieux, en dépit de l’uniformisation croissante des modes de vie à l’ère numérique. Les paysages, que l’on imagine immuables, sont transitoires ; les communautés, trop vite dites vulnérables, révèlent une force de transmission et d’ingéniosité, ainsi qu’une endurance à la fois physique, culturelle et spirituelle.

Mon souhait, à travers ce voyage — dans des contrées et des cultures parfois différentes, parfois semblables aux nôtres —, est d’inviter à une réflexion sereine sur les fragilités et les résiliences, à bousculer nos idées préconçues et à enrichir notre regard. Je cherche des images qui se ressentent autant qu’elles se regardent et laissent à chacun l’espace d’une lecture personnelle.

Thibault Gerbaldi
Photographe

L'édito de Gérard Larcher, Président du Sénat

Avec l’ensemble des sénatrices et des sénateurs, nous avons le plaisir d’accueillir sur les grilles du Jardin du Luxembourg, l’œuvre du photographe Thibault Gerbaldi, pour les prochains mois.

Cette exposition photographique intitulée Fragilités & Résiliences vous accompagnera tout au long de la rue de Médicis jusqu’aux portes du Sénat et du Jardin du Luxembourg. En quatre-vingts photographies, voici un voyage presque méditatif, une explosion de couleurs qui côtoie la simplicité du noir et blanc pour nous inviter chacun à réfléchir au grand paradoxe de notre existence sur Terre, entre émouvante fragilité et impressionnante résilience.

Au cœur de Paris, ces photographies nous rappellent la richesse des civilisations bâties à travers le monde comme la fragilité de l’environnement qui les accueille. Et à rebours, la fugacité de l’existence face à la résilience de la planète que nous occupons. Comme dans un rêve, la singularité des visages nous habite, la beauté des paysages nous éblouit. Chaque photographie capture un instant figé de cet étonnant équilibre entre beauté et fragilité.

Sans idéologie, ni dogmatisme, ce parcours nous encourage à réfléchir, avec nuance et mesure, au juste équilibre entre l’humanité et la nature, à la cohabitation des hommes avec leur environnement, qui varie au gré des territoires, de la richesse des cultures et des besoins des civilisations. 

Je vous souhaite, au nom du Sénat, une agréable déambulation et une très bonne visite du Jardin du Luxembourg !

Gérard Larcher
Président du Sénat

Aperçu de l'exposition

Découvrez quatre des quatre-vingts photographies présentées dans l'exposition.

Méditation sur le Gange - Photo : Thibault Gerbaldi

L'Homme, la Terre et la Mer - Photo : Thibault Gerbaldi

Tradition Kazakh - Photo : Thibault Gerbaldi

En apesanteur - Photo : Thibault Gerbaldi